JB Ganza SmallPar Père Jean-Baptiste Ganza, SJ
Supérieur Régional

C’est déjà quarante jours depuis que nous avons reçu des cendres sur nos fronts en signe d’engagement pour marcher vers Pâques. Nous voici arrivés au terme du temps de Carême. A la veillée Pascale, les églises étaient pleines. En ce dimanche de Pâques, nous avons sorti nos meilleurs habits pour célébrer la résurrection de notre Seigneur. Une question cependant: qui donc est prêt pour la Pâques? Les lectures de ce dimanche nous l’indiquent.

Dans les Actes des Apôtres (10:34-43), Pierre fait appel à la mémoire. Ne peuvent célébrer la Pâques que ceux qui se souviennent de tout ce qui s’est passé dès le commencement.

Il y eut le mercredi des cendres et les dimanches de carême se sont suivis. Au sommet, nous avions la semaine sainte qui culmina dans le Triduum pascal. Chacun de ces moments nous a offert un enseignement spécifique et des grâces spéciales. Si nous avons été présents à Jésus durant ce carême, si nous avons réellement cheminé avec lui, alors il nous a adressé un regard, une parole comme il le fit pour Judas, Pilate, Jean, et Pierre. Avons-nous la mémoire des actes et des paroles de Jésus durant ce temps de purification que nous clôturons aujourd’hui? Si c’est le cas, alors c’est Pâques pour nous. Une mémoire bien nourrie et soutenue fera de nous des témoins de la passion et de la résurrection du Christ.

Dans sa lettre aux Colossiens (3:1-4), l’apôtre Paul nous rappelle que le temps de Carême est destiné à éveiller en nous des aspirations aux trésors du ciel. “Si vous êtes ressuscités avec le Christ,” dit-il, “recherchez ce qui vient d’en haut où le Christ est assis à la droite du Père.” Un carême bien vécu et fidèlement suivi provoque en nous une révolution intérieure. Il établit une nouvelle échelle des besoins. Si à la fin de ce temps de purification les désirs des biens de la terre continuent d’être dominants en nous, alors il n’est pas Pâques. Par contre, si nous ressentons un désir fort de rester proches de Dieu et de le rechercher aussitôt que notre vie est vidée de sa présence, alors c’est Pâques.

En Jean 20:1-9, Marie Madeleine a déconstruit les idées reçues sur les femmes. La théorie du “sexe faible” dans la pièce de théâtre d’Edouard Bourdet est battue en brèche par l’audace de cette femme. L’évangile de Jean nous offre une histoire magnifique d’attachement au Christ, un attachement tellement fort que la peur des voleurs et des violeurs des temps sombres est vaincue. Seule, Marie Madeleine s’arrache aux delices d’un sommeil de l’aube pour se rendre au tombeau où le corps de Jésus avait été déposé la veille. Chez elle, c’est déjà Pâques car elle a vaincu la peur. La vue du tombeau vide est une gratification. C’est elle qui la transmet à Pierre et au disciple que Jésus aimait. Son amour ineffable pour Jésus et surtout la victoire sur la peur lui ont valu d’être la première messagère de la nouvelle du tombeau vide.

Nous aussi trainons des peurs dans notre vie. Certains ont peur de la maladie et de la mort, d’autres de la pauvreté. La peur de la prison et des humiliations existe chez nombre de nos concitoyens. L’échec nous fait peur, de même que la perte d’un être cher. Si nous nous sentons libérés de nos peurs, alors c’est Pâques chez nous. Prions tous pour qu’il soit Pâques aussi pour tous ceux qui, ces jours-ci au Rwanda, affluent vers les sites mémoriaux du Génocide de 1994 pour honorer la mémoire des victimes.

JOYEUSE PAQUES A VOUS TOUS!

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